Talk geeky to me Parce que les geeks ne pensent pas qu'avec leurs bits

19avr/140

L’inexplicable

Tout le monde le sait, il y a dans la vie des choses inexplicables comme le capitalisme, le Japon, les sarouels ou les dates de péremption sur les plaquettes de chocolat. Et pourtant, on a beau le savoir, on continue d'être surpris quand on les croise. Passé un certain age, on pourrait croire que la résignation ferait son boulot, mais non. Je continue à m'interroger.

Pourquoi je n'arrive à parler franchement et relativement sans barrière que fatigué et la nuit, je ne sais pas. Pourquoi mes insomnies sont-elle devenues récurrentes alors que je passe une des meilleures années de ma vie. Pourquoi c'est dans ces moments là que je blogue. Comment un asocial tel que moi peut se retrouver avec un agenda aussi garni. Oui parce que si je ne me suis pas trop épanché ici ces derniers temps, c'est pas que je dormais (trop facile), mais bien que j'étais un peu occupé. Des villes à visiter, des rassemblements geeks à observer, une sirène à écarter de l'attrait du K.K.K., des apparts à salir, des concerts à fondre, des expos à prévoir, des touristes à canaper, des patates à étonner (ou au moins essayer), des pestacles à apprécier, des congés à négocier, un hiver à faire venir et un planning à planifier. Et malgré le sommeil évité à ruminer, toujours pas d'explications.

Me semble que la vieillesse est censée apporter la sagesse. Alors forcément, quand on reste jeune plus longtemps, ça devient plus compliqué. Du coup, je vais m'accrocher à ces îlots d'évidence qui empêchent les gens de sombrer dans une boucle infinie de questions sans réponses. Et grâce à F.F., les  jours à venir seront un peu plus faciles.

Bavé par
Dans : ho mais ta gueule

  
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19mar/143

L’art perdu de se faire des calins

Le weekend dernier, j'ai pu passer tranquillement à Made in Asia, une convention du style Japan Expo autour du thème du textile chinois ou des mangas, je ne sais plus bien. On peut y croiser une jeunesse plus ou moins expérimentée (car oui, on peut être jeune depuis plus longtemps que certains autres) qui se déguise pour célébrer ses idoles. Et si on peut constater que tous ces gens ont quand même de l'imagination et un certain talent pour se déguiser (je ne crois pas avoir vu un seul cosplay Kill La Kill, mais j'espère qu'il y en avait aussi), il y a des domaines pour lequel cette génération est un peu perdue. Enfin au moins un, et c'est pourtant pas faute qu'ils essayent, vu le nombre de pancartes Free hugs au mètre carré, et c'est le câlin.

Je ne suis pas spécialement tactile avec des inconnus, mais je sais encore reconnaître un câlin quand j'en croise un. Et là, j'en ai croisé du free hug à profusion, mais je crois que même un Derrick sous lexomil aurait eu plus d'intensité. Mais qu'est-ce qu'il vous est arrivé, les jeunes ? Je peux comprendre la gêne adolescente qui incite à une certaine pudeur. D'ailleurs, je n'ai rien dit concernant l'atelier speed dating de ce salon, alors qu'il me semblait pourtant que les collèges, lycées et autres lieux d'études supérieurs servaient à ça. Mais bon, si tu proposes du câlin, faut assumer un peu et produire un minimum de qualité.

De ce que j'ai pu observer (en nombre), le free hug correspondrait aujourd'hui plutôt à un chest bump. En gros, on ouvre les bras qu'on ne referme surtout pas et on joue à se toucher les épaules moins de 2 secondes, avec une mollesse qu'un paresseux suicidaire trouverait déprimante. Aucune passion, aucune tendresse, aucun entrain, aucun réconfort en fait. Alors quand je vois certains ancêtres armés de télé-objectifs qui ne photographient que de l'adolescente déguisée léger, je peux comprendre que vous vous reteniez face à certaines personnes pour ne pas finir à jouer à Tatayet au fond d'une cave, mais y a quand même un minimum syndical, non ?

Au moins un quart du public de ce rassemblement qui porte des promesses de free hugs (et au milieu coule une free biffle) et rien, juste des ados mous qui se touchent les épaules vite fait. Un peu comme cet air bisou que se font parfois certaines caricatures de bourgeois. T'as l'impression que si t'y vas et que t'en fais un proprement, tu vas finir enregistré comme prédateur sexuel mais merde, les filles, les gars. Même les larves d'Alien font de meilleurs calins que vous, faites quelque chose ! C'est mal parti pour que vous finissiez dans un loft à la télé, je vous le dis tout de suite.

Bavé par
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18mar/140

Self vacancy

Comment a-t-il pu nous faire ça? La douane nous avait convoqué sur le port en toute urgence. Nous avons du débarquer en famille pour lui faire la leçon. Papy n'est plus tout jeune mais l'age n'excuse pas tout.

D'abord, il y a eu papa. C'était le plus énervé, je crois. En même temps, c'est son père. Comment avait-il pu choisir une destination au pif? Sans même consulter Tripadvisor ou le site du routard. On avait vérifié son historique, et il n'y avait rien. Pas même la moindre recherche Google sur sa destination. Je crois que l'endroit n'était même pas sur Google maps. Autant dire qu'on ignorait jusqu'à son existence. Vraiment, à quoi il pensait ?

C'était du coup au tour de maman. Elle a fondu en larmes en repensant à ce lieu coupé du monde. Pas de wifi, pas de 3g, même pas un petit modem. 15 jours vides, sans la moindre nouvelle. Je crois qu'il n'a même pas pris son portable et ça, c'était un peu la goutte d'eau. Et s'il lui était arrivé quelque chose? Il aurait au moins pu prendre un gps, mais non. Rien de rien. Et c'est pas la carte postale qu'on recevra dans une semaine qui réussira à la calmer.

Tonton est alors rentré dans la danse. Tout le monde a vu qu'il essayait d'être plus calme mais on sentait bien qu'il bouillonnait intérieurement. Il a commencé son cours sur les marques de numérique fiables. Les pièges à éviter qu'il lui avait pourtant expliqué des dizaines de fois et que n'importe quel élève de primaire connait aujourd'hui. C'est pourtant pas compliqué de lire les recommandations d'usage sur le moindre site de vente de nos jours. Même des appareils hors réseau, on en trouve des bons. Encore faut-il penser à les prendre. Va savoir où il a pu trouver un jetable de nos jours.

Et puis ce fut à moi. Je devais lui porter le coup de grâce. Lui rappeler l'importance du stockage. Une clé usb ou une carte sd, ça ne se choisit pas au hasard. Toujours prévoir la quantité, pour se permettre de prendre n'importe quelle vue en 12 exemplaires, pour être sûr. Il faut toujours penser aux soirées photo d'après, on ne peut quand même pas présenter des messages annonçant des fichiers corrompus aux gens. Sans même parler de la vitesse de transfert ou de la capacité du device, tout simplement. L'enregistrement, c'est quand même la base.

Mais je ne sais pas ce qui s'est passé. J'ai du avoir une absence. Encore maintenant, je ne comprends pas. Je lui ai juste demandé s'il avait passé de bonnes vacances.

Bavé par
Dans : Ces gens que je ne connais pas

  
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16mar/140

l’héroïsme a 2 jambes, comme tout le monde

On ne parle pas assez de l'héroïsme ordinaire. Non, je ne vais pas évoquer ici l'achat de cd des restos du coeur, les pièces jaunes pour les clochards, MSF ou le visionnage quotidien de la télévision française. Tout ça est un petit peu trop facile. Non, ici, c'est une maison sérieuse et on ne fait pas dans l'héroïsme tranquillou de la conscience qui fait bien en société. Car il existe des formes de bravoures dont on ne parle pas assez et qu'il est pourtant important de mentionner, pour ne plus être seul.

Cette semaine, je suis donc allé acheter des pantalons. Deux fois. Et même pas deux fois parce que j'avais rien trouvé la première, non. Deux fois où la chasse a porté ses fruits. On frôle le masochisme, au moins d'une fois. Et pour, j'y suis allé. Dans la rue la plus commerçante de Belgique la première fois, loin de mes coins à futal habituels. Et j'ai vaincu. Le regard méprisant des vendeuses constatant que non, je ne connaissais pas ma taille de pantalon et que oui, je voulais 3 tailles de plus que ce que j'ai essayé d'essayer. La foule de dandys, nageant dans les rayons de fringues comme moi dans du nutella. Le snobisme inné des gens qui s'achètent des fringues comme je m'achète des plaques de chocolat. On n'en parle pas assez. Et pourtant, toute cette suffisance est là. Pas étonnant que des mecs comme Einstein ou Urkel finissent fringués comme l'as de pique.

On oublie trop souvent toutes ces générations perdues qui ont fini leurs vies en slips, même en cuir. On ne pense pas assez à tous ces peuples qui vivent la bite à l'air, ou en jupette. On préfère ne pas voir comme l'humanité a souffert dans ces ages sombres pour enfin arriver à la modernité du pantalon plein de poches. Et malgré ça, le vaillant homme qui s'en va quérir un tel trésor chargé d'histoire se retrouve raillé dès qu'il entreprend sa quête. Comme si c'était la moindre des choses. Eh bien non.

J'ai venu, j'ai vu et j'ai vaincu. Et même, j'y suis retourné, sur des terres plus hospitalières cette fois, au décathlon, où les gens croient bêtement que vous faites du sport. Tout ça à cause de l'obsolescence programmée sous forme de trous dans mes pantalons actuels. C'est dur de perdre un compagnon fidèle au combat, mais quand le temps s'y met aussi, c'est cruel. Je les remplace donc. En espérant que la nouvelle génération tiendra au moins 5 ans. Parce que je serai pas un héros tous les ans.

Bavé par
Dans : Les gens sont méchants

  
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25fév/140

La petite sirène

"Oooooo-key, reprenons encore une fois depuis le début.

Donc oui, j'ai croisé la petite sirène. Oui, à Copenhague. Non, pas sur un rocher. Et oui, je l'avais déjà vu ailleurs avant. Quoi, comment? Non mais vous savez, elle a 2 jambes, comme vous et moi. Elle ne tient pas trop du poisson en fait. Elle doit plutôt avoir des gènes de gecko, je crois. Bah, pour marcher comme elle fait avec des talons sur tous les terrains, faut au moins ça. La boue, les rochers, la montagne, la mer, elle va partout. Ah ben c'est sur que ce serait plus difficile avec une nageoire, oui. En plus, je crois qu'elle voyage en avion. Un avantage capillaire, elle appelle ça. Parait que le varech n'est pas super pour se coiffer.

Donc oui, j'ai causé un peu avec Ariel. Oui, je l'appelle Ariel parce qu'on la croirait sortie d'un Disney. Avec les étoiles dans les yeux, une banane dans la bouche et l'eurovision en fond sonore. Ah ben on était quand même en Scandinavie, ces gens ne plaisantent pas avec la musique. En plus, elle aime les jouets, j'allais pas l'appeler Splash. Donc si j'ai bien compris, elle a un plan de domination du monde. Pas trop façon Cortex et Minus, non, plutôt dans le genre Bisounours. Elle veut propager le bonheur, je crois. Oui, moi aussi, j'ai cru qu'elle sortait de Christiana. Je me suis dit que c'était encore une de ces hippies sous influence. Mais je l'ai rien vu prendre. Et le pire, c'est qu'elle est un peu contagieuse. Je sais, ça fait un peu peur. En tout cas, elle aime taper la discut', et manger, et se promener et aider les gens qui ont froid. Oui, elle est gentille, j'arrête pas de vous le dire. Du coup, elle nous a emmené voir des vikings, des drogués, des lego et des enfants abandonnés. C'était génial.

En attendant, elle engrange les connaissances. Plutôt artistiques que militaires, mais j'imagine qu'elle a un plan. Faudra que je pense à lui redemander. Hein? Bah oui, elle nous a invité à la retrouver régulièrement. Quand je vous dis que son truc, c'est la gentillesse. Ok, elle travaille à petite échelle mais demandez aux autres, ils confirmeront. Et le plus énervant, c'est que ça fonctionne. C'était un super weekend. Au moins pour ceux qui lui causent, oui. C'est vrai que vous, je ne vous sens pas trop détendu là. Quoi? Mais non, je vous dit qu'on a rien acheté à Christiana, bordel !"

Bavé par
Dans : Le monde est formidab'

  
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10fév/140

The bald and the grave

Au début, il n'y avait rien. Enfin je crois, je ne me souviens pas bien. Le big-bang, la fusion, une image que les enfants n'ont pas envie d'avoir en tête et on les comprend.

Puis il y a eu l'aube. La lumière qui n'éclaire pas grand chose. Le soleil en plein air, la bougie à l'intérieur, sans doute. L'innocence annoncée au monde, mise en avant, en pleine gloire. Et tout ce qui allait avec. La morale inculquée par la télé, la foi en son prochain, la confiance, la générosité, la gentillesse... L'inconscience, sans doute. Et tout ça, marqué sur le front. Un astre avançant dans le monde, annoncé par sa clarté. Tellement d'insouciance qu'on n'en retiendra rien, lui le premier, à part ce feu, aujourd'hui effacé. A se demander s'il a vraiment existé un jour.

Et puis nouvel age, nouvelle forme. Transformation obligée, influençant le caractère à moins que ce ne soit l'inverse. La solarité d'hier laisse la place aux ténèbres profondes. Le cynisme, la méfiance, voire le fatalisme parfois s'installent. C'est normal, tout grandit. Y compris la chape qui déteint sur l'ensemble du corps. Elle s'étend et recouvre tout. Même l'envie de la couper. C'est le moment de jouer au ninja. Ou au monstre. Mais c'est dans le noir qu'on peut aussi trouver la sérénité. Et parfois des amis. Comme disaient presque les autres, hello darkness, my old friends... A force d'être trop sombre, on va chercher les couleurs ailleurs. Entre 2 séances caverneuses.

Et puis il y a encore après. On croit souvent à tort que le noir, c'est la fin. C'est sans doute vrai au cinéma. Mais au delà, il y a le vide. Partout, tout le temps. Et ça, ça peut faire vraiment peur. Parce qu'il va falloir du temps pour que ça brille à nouveau.

Bavé par
Dans : ho mais ta gueule

  
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4fév/140

Le retour des lutintins

Journal de bord #1325:

Je crois qu'ils sont revenus. J'entends des bruits le soir, quand je suis dos à la porte. J'ai parfois un peu peur que ce soit les voisins venant se plaindre d'un chant trop faux et qui auraient découvert que je ne ferme jamais ma porte. Mais il n'y a jamais rien. De visible en tout cas.

Je croyais pourtant m'être débarrassé d'eux. Méthodiquement, j'avais tout fait pour qu'ils ne reviennent plus. A commencer par leur retirer leur raison d'être : les chaussettes. La tactique a été simple, un peu chanceuse mais efficace. J'ai d'abord acheté plein de chaussettes, en grosse quantité et d'apparence à peu près semblable (mais pas totalement). Bien évidemment, ça les a d'abord réjouis et je me suis rapidement retrouvé avec plein d'orphelines. Mon coup de bol a été ensuite de disposer d'une femme de ménache chaussetto-daltonienne. Ou un peu fainéante, je ne sais pas, mais l'essentiel est que ça a fonctionné. Elle a commencé par appairer mes chaussettes célibataires, au mépris de toute cohésion. Face à un tel maelstrom d'illogisme, qui ne me gênait pourtant pas au quotidien, ils ont vite subi un nervous breakdown. Enfin je crois, parce que depuis, ma pile de chaussette n'a pas l'air de se réduire. C'est soit ça, soit ma femme de ménache est une génie, ce qui est aussi possible.

Humiliés, je crois qu'ils ont, pendant un temps, tentés de se rabattre sur mes bd. Mais le poids a eu vite raison d'eux, et je finissais par retrouver ce que je cherchais avant que les ouvrages ne disparaissent vraiment.

Mais depuis, j'ai été négligent et ils ont trouvé leur nouvelle cible. Hier, c'est mon troisième badge depuis le début de l'année qui disparaît de ma besace. Alors que pendant plus de 6 mois, j'avais réussi à tout garder. Ils ont sans doute du passer aux moments des étrennes (que je ne retrouve jamais non plus) et saisir l'occasion. J'ai peur pour mes autres badges, même s'ils ne sont pas cruels, ils ne volent pas ceux des copains quand même. Mais ils ont réussi à embarquer Batman et maintenant, j'ai peur pour Totoro.

Bavé par
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21jan/140

Doctor where?

Non mais c'est un peu facile, messieurs les anglais. Déjà, je vous rappelle que docteur, c'est un titre, ça se donne pas comme ça. Il est où, son diplôme, à votre dandy là, hein? A ce tarif là, moi aussi, je peux être un docteur, si je veux. Et même un docteur ou. Je sais, on a l'impression que je ne finis pas ma phrase du coup, mais c'est la téléportation temporelle qu'a eu un raté.

Ah ben oui, parce qu'il faut pas croire, mais il est pas le seul à pouvoir voyager dans le temps et l'espace, votre physicien, là. Moi aussi, je peux le faire. Bon, j'ai pas encore toutes les options, mais j'y travaille. Par exemple, je peux voyager dans le futur. Et tous les jours, encore. Bon, j'ai pas encore les moyens de prendre l'option vitesse lumière alors j'y vais en temps réel, mais j'y vais. Tel que vous me lisez là, je suis en route pour Madrid au 15 août. Car oui, je voyage aussi dans l'espace. Là encore, j'ai quelques ratés et je suis un peu limité à la planète, mais il va pas tellement plus loin, l'autre. A la place d'un Tardis, j'ai que des chaussures, mais ça fonctionne bien quand même. Un peu plus lentement, certes, mais ça marche. Par exemple, pas plus tard qu'il y a pas longtemps, j'étais sur une île étrangère où j'ai cohabité avec des margouillats, une grande et un petit. Et même que c'était super et que j'ai pas invité la télé pour autant. Alors les aventures exotiques, c'est vous dire si je connais. Pas besoin d'une cabine téléphonique. De toute façon, j'ai un smartphone.

Non vraiment, le seul défaut de ma machine temporelle, c'est que j'ai cassé la marche arrière. J'arrive qu'à aller vers l'avant. Mais bon, au moins comme ça, j'évite les paradoxes. C'est aussi pour ça que je limite ma vitesse, on n'est jamais vraiment à l'abri. Et puis, je ne voudrai pas attirer l'attention des Saurins. Oui, c'est un peu comme des Daleks sauf que ça a la forme et la taille d'une boite de cassoulet. Heureusement que j'ai toujours mon kazoo sonique avec moi.

Bavé par
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25déc/130

This is familyween

Ca y est, c'est cette période de l'année. Il est revenu, le temps, des rires et des chants, des dessins animés Astérix à la télé et des bêtisiers en forme de bilan. C'est le mois des fêtes, St Nicolas, Hanouka, Noël, la nouvelle année, le boxing day et la fête à Ebay. Cette période féerique où Bruxelles s'illumine et où on peut enfin trouver de la bouffe décente un peu partout. Même que pour une fois, il fait beau. C'est surtout la période, qu'on le veuille ou non, qu'on finit par se retrouver en famille.

Ah la famille. Cette obligation de retrouvailles, j'espère ne pas être le seul à la subir. Oh, ne vous méprenez pas, je suis content de les voir. Pour environ 15 minutes. Il faut bien reconnaître qu'après ça, on se fait un peu chier. Au moins, quand je me déplace chez eux, c'est une constat tacite. On ne fait rien et c'est normal. Là où c'est un peu plus pénible, c'est que vivant à l'étranger, ils s'attendent à avoir des choses à faire quand ils viennent me visiter. Sauf que bon, Noël, c'est pareil partout. Une fois que t'as fait le tour du marché de Noël et que t'as baffé un ou deux lutins * Boum * pour le plaisiiiiiiirr... il faut bien dire que la liste des activités est la même, où qu'on soit. Je ne sais pas s'ils se rendent compte du caractère universel de l'ennui de Noël. La neige n'est pas plus verte sur le balcon du voisin, malgré ce que la sagesse populaire peut croire.

Toujours est-il qu'une fois la visite d'usage aux illuminations de la Grand place effectuée, ils ont bien du se rendre à l'évidence qu'il ne nous restait que la télé et les jeux de cartes. En silence. Les ravitaillements de bières belges au Cora, Jean-Luc Reichman, le bar à bière, ma mère qui s'emmerde à jouer aux cartes, mon père qui s'étonne que des filles sortent seules au bar, mon frère qui veut que je trouve des trucs à faire... Non, rien ne change jamais. Même pas mon cadeau, tradition oblige, qui sera aussi le seul et unique que je recevrai.

Bavé par
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8déc/130

Le capitaliste en moi

Voilà, il arrive un temps où il faut affronter la vérité, aussi désagréable soit elle. Et c'est pas parce qu'on s'en doute depuis longtemps qu'il faut faire comme si de rien n'était. D'ailleurs, je ne remercie pas Alan Moore, pour sa tendance à nous faire nous poser des questions existentielles qui en entraînent d'autres et ainsi de suite jusqu'à finalement se retrouver face à des morceaux pas beaux. Pas que j'en avoue pas certains à l'occasion, mais là, je m'en serai passé.

On finit par se retrouver à penser, dire ou écrire des banalités comme "la coupe de cheveux n'est pas une déclaration" ou "les t-shirts ne sont pas une prise de position". Des déclarations de vieux en somme et tout le monde sait que le vieux est majoritairement de droite. Et puis on en vient à s'interroger sur le sens de la vie. Osciller entre Casimir et Damasio, entre Sandra Kim et Queens of the stone age, entre Miyagi et Chomsky... Et se découvrir capitaliste. Se rendre compte que toute sa vie, on ne fait qu'accumuler des connaissances sans vraiment d'intérêt, pour rien en faire. Collectionner les informations, les garder au chaud et les laisser pourrir dans un coin de crâne. Lire, regarder, écouter, assimiler parfois, comprendre rarement mais engranger. Se permettre même le luxe de les oublier ou de les déformer complètement. Un peu comme mon français que j'abîme depuis le début de ce paragraphe en ne faisant pas une seule phrase correcte ou quand j'invente des majorités clichées pour servir mon propos.

Je peux témoigner pour ceux qui souhaiteraient en faire l'expérience : il n'est pas très agréable, le jour où ce qu'on a appris nous sert à découvrir ce que nous sommes. Le communisme a pourtant tellement d'attrait et puis non, on se découvre agrégateur pour le plaisir de la possession personnelle. Avec même la fainéantise du mouton consommateur qui empêche de tenter d'y remédier. Vivement la révolution, quand même.

Bavé par
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